dimanche 12 décembre 2010

E.S.T le groupe de jazz qui nous manque




En 2008, on apprenait la disparition dans un accident de plongée du leader du groupe E.S.T (Esbjörn Svesson Trio), Esbjörn Svesson. Le grand public commençait à connaître ce groupe de jazz un peu atypique. 




      Amis d'enfance, les trois membres de ce trio (Esbjorn Svensson au piano, Magnus Ostrom à la batterie et Dan Berglund à la contrebasse) sortent leur premier album en 1993, From  Gargarin's point of view. Le succès est déjà au rendez-vous avec le déjà presque standard Dodge the Dodo. Le groupe suédois va vite conquérir le coeur d'un public qui dépassera amplement la scène suédoise. Très vite, le Trio se produit dans toute l'Europe et aux Etats-Unis. Les albums se succèdent (14 albums dont deux lives), relevons parmi eux l'E.S.T Play Monk en 1998, Seven days of falling en 2003, Tuesday wonderland en 2006

   A lire les différentes interviews du groupe, Esbjörn a du mal à définir le style de sa musique, "mélodique, groovy, excitante" nous dit-il. Il est évident que la musique produite est à la croisée de plusieurs influences : du jazz bien sûr (la formation trio constitue une base), de la musique répétitive, du rock et du classique... C'est ce nouveau paysage musical unique qui rend le groupe d'une certaine manière incontournable. 
Esbjörn, le pianiste ne renie d'ailleurs pas ses influences, Keith Jarrett et Chick Korea....je me permets d'ajouter à sa trop courte liste Bach et Mickael Nyman particulièrement dans ses morceaux rapides, sorte de fuite, de fugue (justement) rapide à essouffler l'oreille de l'auditeur créant une tension grandissante. Je ne sais pas si je me fais comprendre. 
Après plusieurs écoutes, les thèmes des morceaux les plus enlevés nous trottent de façon obsessionnelle dans la tête et quand on les repasse notre oreille est ravie mais perçoit avec plaisir toute la complexité mélodique qui ne nous permettra sans doute  pas encore de la fredonner.

Le dernier album Leucocyte a été prémonitoire, tant pas sa noirceur que par son évocation de la mort. L'album testamentaire initie une nouvelle voie où le groupe semblait s'engouffrer, une improvisation plus marquée, plus exigeante et plus dangereuse aussi sans pour autant délaisser les mélodies.

 Ici, un clip qui ne doit pas être du groupe mais qui colle formidablement au morceau : A pictures of Doris travelling.



On constatera avec plaisir que beaucoup de morceaux se trouvent sur Youtube accompagnés d'images, comme le soulignait Esbjorn, sa musique colle assez bien à des images et inspirent beaucoup.
Je n'échappe pas à l'envie de vous montrer ce beau clip, cet acrobate urbain qui est filmé avec beaucoup de poésie sur une musique d'E.S.T




Sources :
Ecoutez les albums du groupe sur Musicme (Deezer les a oublié)
http://www.evene.fr/musique/actualite/interview-est-esbjorn-svensson-trio-hamburg-1058.php
http://www.telerama.fr/musiques/leucocyte,34133.php

JC Diedrich

lundi 6 décembre 2010

HIDA, CDI et BD




En ce moment, nous travaillons sur l’histoire de la BD. La théorie c’est bien, mais la pratique c’est mieux. Et justement, de nouvelles BD sont arrivées au CDI du lycée. Moi même n’étant pas très attirée par cet art, j’ai pu apprécier quelques ouvrages que l’on m’a conseillés. Pour vous éviter un « long » travail de recherche dans les coins et recoins de la salle de lecture, je vous propose un site tout récent. Tous les nouveaux arrivages y sont mis en ligne régulièrement avec un petit résumé de l’histoire.  Le voici  http://cdijuliedaubie.blogspot.com/ , surfez bien !



Sophia B. 

dimanche 28 novembre 2010

Lisette Model, la photographe des gens pas comme les autres


Une belle exposition, au musée du Jeu de Paume m'a fait découvrir, il y a peu, Lisette Model (1901-1983). Une galerie de portraits noir et blanc d'hommes et de femmes des rues de Paris mais surtout de New-York, voilà en substance, ce qui fait l'œuvre de Lisette Model.








Un joli site lui est dédié....et vous donnera toutes les indications biographiques mais surtout un bel échantillon de ses œuvres, classé par décennie. 


Retraçons rapidement le destin de cette photographe, les femmes artistes sont encore rares à cette époque, elle est née à Vienne en 1901. Elle se destine au départ à la musique et devient l'élève du grand musicien Schönberg, elle arrive à Paris en 1924 et tente de débuter une carrière de chanteuse, elle rencontre alors son mari, le peintre russe Evsa Model. C'est en 1933 qu'elle débute dans la  photographie et se fait connaître par le reportage qu'elle réalise sur la promenade des Anglais à Nice : une série de portraits de vieilles bourgeoises critique l'opulence au regard des autres personnages des rues qu'elle photographie habituellement. 

Photos de la série,  Promenade des Anglais. 


Elle quitte Paris pour New-York en 1938 pour fuir l'antisémitisme et trouve rapidement du travail dans les revues new-yorkaise. Elle publie d'ailleurs la série de la promenade des Anglais. Elle poursuit son oeuvre pendant près d'un demi-siècle en arpentant Manhattan, en saisissant les visages, les souffrances se reflétant dans les vitrines de l'opulence.

Lisette Model prend des photos N/B, souvent en contre-plongée, avec un souci évident de la composition et du cadrage.....Elle photographie les gens, les jambes des passants, les vitrines et des personnalités au visage qui ne répond généralement pas aux canons de la beauté. Ses photos l'inscrivent complètement dans la photographe humaniste à l'instar d'un Willy Ronis ou d'un Robert Doisneau.

Au début des années 50,  le Maccarthysme lui fait perdre la possibilité de vivre de ses reportages pour les revues, elle devient enseignante dans la photographie au New School of research social. De nombreux photographes ont suivi ses cours dont la célèbre Diane Arbus. Elle devient également la photographe de quelques stars comme Sinatra ou de nombreux jazzmen new-yorkais. 
Il faudra cependant qu'elle attende la fin de sa vie pour connaître les honneurs d'une rétrospective : 1982.
Ces deux derniers portraits résument  à la fois l'œuvre de la photographe mais également les deux faces d'un  XXe siècle imparfait, injuste et cruel. Heureusement, le  XXIe siècle semble bien différent.... quoique !


 JC Diedrich

lundi 15 novembre 2010

Enfer et donation pour les Trois Grâces bientôt au Louvre

Voilà une initiative pour le moins originale....
Le Louvre souhaitant acquérir une œuvre du peintre allemand Cranach l'Ancien (1472-1553)  intitulée Les trois Grâces a mis en place un site internet permettant de faire des dons en ligne à tous les internautes qui souhaiteraient devenir des mécènes (réduction fiscale comprise).
Vous pouvez allez voir le site très bien fait pour voir les Trois Grâces.

                                                        Les Trois Grâces de Cranach

Les trois Grâces sont selon la légende, des filles de Zeus (Euphrosyne, Thalie et Aglaé) qui symbolisent à la fois la beauté, l'abondance et l'allégresse. Ce thème est repris pendant toute l'Antiquité à travers la statuaire ou les bas-reliefs.


A la Renaissance, le thème est à nouveau traité....par le grand Raphaël.....à la manière antique. Mais Cranach l'Ancien propose une version des Trois Grâces christianisées incarnant les valeurs de charité, de fidélité et d'amitié.
                                            Les Trois Grâces de Raphaël


Le style de ces trois jeunes femmes peintes par Cranach est teinté de maniérisme (déformation des corps) et fait d'abord appel aux traditions gothiques de la représentation du corps : petite poitrine haut placée, bassin large, ventre rond etc.... Mais Cranach perturbe la scène d'inspiration antique en affublant le tableau d'accessoires du XVIe siècle.....comme le chapeau et les colliers.

Voici un joli tableau mais de petite taille qui nous l'espérons sera bientôt acheté par ce "mécénat populaire"....



JC Diedrich

lundi 8 novembre 2010

De la méthode dans l'analyse d'une oeuvre


Voici le document que Mme Deveaux vous a communiqué en début d'année....Je le mets sur le blog afin que vous puissiez le consulter à volonté.

Je rappelle que l'analyse et l'interprétation doivent être les plus personnels possibles ...ayez confiance en vous et ne vous contentez pas de trucs pêchés sur le Net.



METHODE POUR ANALYSER UNE OEUVRE D'ART

I/ Présentation de l’œuvre

Titre de l’oeuvre

▪ Auteur

▪ Date de réalisation

Type de l’œuvre (tableau, dessin, enluminure, sculpture, meuble, …)

▪ Support (toile, bois, papier, parchemin, tissu, mur,…)

▪ Dimensions

▪ Lieu de conservation

Genre (portrait, paysage, nature morte, allégorie*, scène historique, mythologique, religieuse, de la vie quotidienne,…)

Contexte historique

II/ Analyse technique de l’œuvre

Description de l’œuvre : identification de ce qui est précisément représenté (personnages, objets, décors)

Pour un dessin, une peinture :

La composition : les différents plans, les lignes structurantes (avec point de fuite),

la perspective et profondeur, la répartition des masses, la symétrie, …

(possibilité de faire un schéma sur un calque)

▪ La technique utilisée : dessin au crayon/fusain*/pinceau/pastel*, à la sanguine*/craie …, aquarelle*, estampe (taille en relief : xylographie*, ou taille-douce (en creux) : eau-forte*, ou lithographie*, ou sérigraphie* …), peinture à sec, peinture à l’eau (fresque, gouache, …), détrempe*, peinture à l’huile, peinture acrylique, collage, frottage …

▪ Le dessin : netteté ou flou des traits/contours, graphisme, …

▪ Les couleurs : palette des couleurs utilisées (couleurs primaires*, complémentaires*), couleurs dominantes, couleurs dégradées/contrastées, sombres/claires, dans les tonalités chaudes/froides,

touche (= pose et épaisseur de la couleur : aplat*, glacis* (par stratification), au couteau, au doigt, petites/larges touches, touches épaisses/minces, touches séparées, grattage, …)

▪ La lumière : zones éclairées/dans l’ombre, sa ou ses source(s) de la lumière, l’effet recherché, son rapport avec la réalité

Pour une sculpture :

▪ Le relief : bas-relief*, haut-relief*, ronde-bosse*

▪ Les matériaux : argile, bois, marbre, pierre, ivoire, métal, plâtre, bronze, …

▪ La technique utilisée : terre cuite, modelage, taille, repoussé/martelage, moulage, fonte à cire perdue, soudure, chevillage, stuc*, …

Pour du mobilier, des objets :

▪ Les matériaux : bois, ivoire, argile, kaolin*, verre, or, argent, nacre, pierres précieuses, métal, …

▪ La technique utilisée : ébénisterie, marqueterie, laque, terre cuite, émaillage, vernissage, faïence, porcelaine, décor peint, gravure, ciselure, camée*, repoussé, incrustation, …

III/ Interprétation de l’œuvre

▪ Le sens de l’œuvre : les intentions de l’artiste, ses choix plastiques, esthétiques

▪ La contextualisation : mise en relation de l’œuvre avec le contexte historique et le courant artistique auquel l’œuvre se rattache.

▪ La portée de l’œuvre : les réactions des contemporains, son intérêt historique et artistique (en quoi est-elle innovante ?)

dimanche 10 octobre 2010

Un portail histoire des arts pour le bac

Vous devez concevoir pour la bac, un dossier constitué de trois oeuvres différentes autour de deux thèmes : les avant-gardes et l'internationalisation de l'art...

Les cours (excellents) vont bien sûr vous guider vers certaines directions......Mais vous pouvez aussi essayer de rechercher des oeuvres grâce au portail mis à la disposition par le Ministère de la Culture qui s'avère aussi très pertinent.


A bon entendeur....

JC Diedrich

vendredi 8 octobre 2010

John Lennon aurait pu toucher sa retraite !



Cela n'aura échappé à personne, Google a aujourd'hui rendu hommage (discret mais efficace) au plus grand des Beatles par un Doodle (ce sont ces images intégrées dans le titre de Google).
Si il n'avait pas croisé David Chapman en 1980, John Lennon aurait eu 70 ans.....et serait un dinosaure sacré du rock. Je ne me risquerais pas à une biographie, il y en a une très complète sur Wikipedia...



Et voilà, je ne résiste pas à un extrait d'Abbey Road




Un dessin d'anticipation .....Old Beatles



POur finir, une version de Strawberry fields par Ben Harper

dimanche 3 octobre 2010

La Nuit Blanche 3, oui mais



C'est avec beaucoup d'excitation et d'envie que nous sommes allés à la Nuit Blanche 3. Il faut reconnaître que Metz a en quelques années changé de visage en matière d'art ... de nombreuses manifestations autour de l'art contemporain et Pompidou bien sûr ont donné un souffle nouveau à la ville. Ne boudons pas notre plaisir !
Cette année, la Nuit Blanche a subi quelques coupes budgétaires, crise oblige....mais tout n'est pas toujours une question d'argent. Le site dédié à la manifestation et le programme nous ont donné l'eau à la bouche !




Tout commença sous les meilleurs auspices quand nous sommes entrés dans l'Eglise St-Vincent : nous avons été cueillis par une vague rose et des bulles et surtout un bon concert du Chapelier Fou.....
dont voici un extrait :




video

Nous poursuivons notre quête de bulles par un film projeté dans une des salles du lycée Fabert...un Mac Do est englouti par les flots sous nos yeux......José Bové aurait adoré !


A quelques encablures, nous jetons un oeil à la piscine du Luxembourg, mauvais timing, la piscine est seulement éclairée en attendant des nageuses.
Sur l'île du Saulcy, une installation de photographies de l'U4 d'Uckange et une performance dansée...quelques pliages petits bateaux (de Stéphane Hab) et nous filons de cette île.


Une halte pour un Steinhof.....spécialité locale, s'il en est !


Photo Gilbert Garcin, Mister G, Au fil du temps

Et encore une grande vidéo dans la cour du Palais de Justice.....bof......à l'école des Beaux-Arts.....une vidéo......mais heureusement, Mister G (alias Gilbert Garcin) nous accueillait à l'Arsenal.... des photos montages NB ....un soupçon de surréalisme et de poésie à la Topor....vraiment très bien.

Photo Gilbert Garcin, Mister G, Le compte est bon

Puis, plus grand chose, encore des installations vidéos, du boum boum....au Rio, au fond du Jardin Fabert.....boum boum.....vidéo et reboum...

Pour autant, la Nuit Blanche ne doit pas devenir seulement une foire à la saucisse à la Techno sans parade.... Je crois que la NB3 a flirté avec la facilité et a négligé quelques arts tels que la peinture, la sculpture, le dessin..... J'aurais aimé voir plus d'artistes et moins de gens bourrés.....


Voilà pour la NB3, je suis un peu désolé d'être critique....quand la nuit messine s'anime enfin après des décennies de Rausching pépère....... Merci aux organisateurs en attendant mieux à la NB 4.....



JC Diedrich

dimanche 26 septembre 2010

1940, l'Amérique en couleur

Jack Whinery, homesteader, and his family. Pie Town, New Mexico, October 1940. Photo by Russell Lee. Prints and Photographs Division, Library of Congress


Nous avions déjà vu, la guerre en couleur à travers les films de l'armée allemande ou américaine, les photos de Paris sous l'Occupation (qui avait fait couler beaucoup d'encre), la gigantesque librairie du Congrès propose une numérisation de plusieurs dizaine de milliers de photographies.....magnifiques à travers plusieurs collections : les Indiens de Curtis, les photos de la FAS (dont on a déjà parlées), les photos de la guerre de Sécession, les photos des frères Wright etc...
Mais là, les photos dont je vais vous parler crèvent l'écran de mon ordinateur....en couleur et d'une qualité exceptionnelle tant par leur couleur que par leur qualité intrinsèque....Nous basculons presque chaque fois dans l'univers hyper réaliste des illustrations de Norman Rockwell : des enfants, des scènes de travail dans les champs de coton, les grands travaux du New Deal mais aussi la propagande et l'effort de guerre.....


Going and Coming, Norman Rockwell, Diptyque, peinture sur toile, 1947



Homesteader and his children eating barbeque at the New Mexico Fair. Pie Town, New Mexico, October 1940. Photo by Russell Lee. Prints and Photographs Division, Library of Congress


Le Denverpost en a sélectionné et publié 70 dans un format exceptionnel mais pour les autres (1616 clichés), vous les retrouverez sur le site du Congrès.




Color America

The Faro Caudill family eating dinner in their dugout. Pie Town, New Mexico, October 1940. Photo by Russell Lee. Library of Congress

On main street of Cascade. Cascade, Idaho, July 1941. Prints and Photographs Division, Library of Congress

Rural school children. San Augustine County, Texas, April 1943. Photo by John Vachon. Prints and Photographs Division, Library of Congress


Women workers employed as wipers in the roundhouse having lunch in their rest room, Chicago and Northwest Railway Company. Clinton, Iowa, April 1943. Librairy of Congress



Young African American boy. Cincinnati, Ohio, 1942 or 1943. Photo by John Vachon. Prints and Photographs Division, Library of Congress

JC Diedrich

samedi 18 septembre 2010

Chabrol, la dernière vague du débonnaire



Cette année aura été marquée par la disparition de grandes figures de la nouvelle vague, après Eric Rohmer voici Chabrol qui est hors-jeu.

Chabrol a tourné pendant 50 ans, il a été prolixe près d'une centaine de films et téléfilms à son actif. On le connaît pour son humour et une certaine forme de truculence qui le rendait très attachant. Ses films constituent une sorte d'unité, une Comédie humaine qui lentement a décrit les rapports humains, a dépeint la bourgeoisie d'un monde rural qui disparaît.

Un bel exemple, la bande annonce de Poulet au vinaigre......qui a été l'un de ses beaux succès critique et populaire.




Bien sûr, il n'est pas question ici, de recopier la biographie de Chabrol, son 1er succès en 1959 avec le Beau Serge, ses acteurs fétiches : Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Michel Bouquet, Benoît Magimel
IL suffit de cliquer ici pour une biographie plus précise avec sa filmographie (pour chaque film, une fiche technique et un résumé)

Observez le personnage, ses frasques médiatiques du débonnaire rigolo et de l'homme de cinéma sérieux, qui a été d'abord critique dans les Cahiers du Cinéma (la revue de la Nouvelle Vague) puis l'un des cinéastes marquants de la Nouvelle Vague....






Merci pour le chocolat......Huppert - Dutronc, une dernière bande annonce ......





JC Diedrich

vendredi 10 septembre 2010

Pompidou Metz, le programme culturel enfin !




Il tardait à venir....mais voilà qu'en ligne, on peut consulter les activités de Pompidou Metz pour le premier trimestre :
AU programme, du cinéma d'auteur, de la danse, des conférences, des performances d'artistes....etc....

En cliquant ici, le programme détaillé du trimestre

On pourra par exemple assister à une série de conférences sur l'art du XXe siècle : le fauvisme, le 15 septembre, par exemple. Le 13 octobre : Cubisme et Orphisme.. à 19 h30
On notera des films cultes diffusés dans la salle de cinéma comme : la naissance d'une nation de David W Griffith le 8 octobre, Elephant de Gus Van Sant, Napoléon d'Abel Gance le 21 octobre, Muhlholland Drive de David Lynch , le 29 octobre.......(un de mes films préférés)...


Etc.....


Que du plaisir !

JC Diedrich

mardi 24 août 2010

Niki de St Phalle et Tinguely

Arte a diffusé un beau reportage sur deux artistes phares des années 1960-70..... qui incarnent chacun le nouveau réalisme : Niki de St Phalle et Tinguely.
Ces deux artistes formaient un couple et ont produit des œuvres ensemble comme le Golem ou le Cyclop par exemple ou la célèbre fontaine de la place Stravinski à Paris.

Le reportage n'est hélas plus disponible sur le site mais nous pouvons nous consoler en en visionnant un autre sur le site de la TSR

http://archives.tsr.ch/player/tinguely-portrait



Quant aux nanas, on a pu les rencontrer en Lorraine cet été, au château de Malbrouck


Exposition Niki de Saint Phalle Château de Malbrouck
envoyé par Mika-57. - L'info video en direct.






lundi 23 août 2010

Pinocchio version Requins marteaux

Nous allons cette année, étudier l'univers de la BD, considéré comme le 9è art....Peu importe, le classement d'ailleurs. La BD connaît depuis quelques années un renouveau car elle intéresse de nombreux graphistes et artistes.....qui publient sur des blogs ou des sites... Quant à l'édition qui connaît une crise ancienne, la BD semble en être épargnée partiellement.En consultant le site des Requins marteaux, on ne peut que constater la santé éditoriale et créative de cet éditeur qui a connu les honneurs puisqu'en 2009, Pinocchio a été primé à Angoulême en recevant le Fauve d'Or.188 pages de pur bonheur, voilà ce que nous inspire cet album quand on l'a refermé. Alors pourquoi ?

D'abord parce que Winschluss (voir sa biographie) bouscule les codes de la BD pour écrire une œuvre déjantée, drôle, noire et incroyablement féroce....une sorte de Voyage au bout de la nuit de Pinocchio version BD (oui, j'ose la comparaison pour le pessimisme et l'anti-humanisme).


Lire la suite sur le blog des 1ères

JC Diedrich

mercredi 26 mai 2010

De la BD, Au carré des bulles


Nous n'avons pas eu le temps d'aborder cette année l'univers de la BD et pourtant, progressivement cet art accède à ses lettres de noblesse. Bien sûr, il y a le festival d'Angoulême qui ponctue la saison dans le milieu bien portant de l'édition de BD mais il y en a d'autres.



A Metz, le monde de la BD s'inscrit dans la ville par ses boutiques : celle d'Hisler-Even qui se trouve à côté du Marché couvert, BD bulles rue des Jardins, Yumeland (spécialisée dans les Mangas) rue Fournirue. Le Carré des Bulles est une belle boutique qui se situe rue de la Fontaine qui, depuis peu est devenue piétonne. Elle se trouve sur le chemin qui nous mène à Pompidou. L'endroit est accueillant et la déco est soignée. On y trouve une belle exposition de photographies d'un collectif d'artistes appelé les Faux-amis intitulée les Douze coups.... 12 photographies d'un suicide burlesque, surréaliste un peu d'inspiration Hara-Kiri-esque mais néanmoins très esthétique (voir les photos sur leur blog)...

Le reste du magasin procède du même souci de mélanger avec goût tous les arts graphiques, en abandonnant ici et là, des accessoires de déco....quelques fauteuils pour bouquiner et plein d'autres petites choses à découvrir sur les murs.... Bref, ici on vend des livres mais dans un espace ludique et accueillant.

Oui, parlons des livres tout de même...On trouve d'abord des BD mais de maison d'éditions indépendantes.....on imagine que pour chacun des livres exposés, il s'agit de petits tirages fabriqués par une poignée de passionnés d'arts graphiques. On trouve également d'incontournables livres sur l'art : sur l'expo Lucian Freud par exemple ou sur la photographe américaine Lisette Model etc....et des trucs plus rares encore..
Enfin, des livres d'art pour enfant.... bref tout est fait pour la découverte et le plaisir...


Pour finir, je vous invite à voir le joli site de ce magasin ...
et surtout de vous y rendre pour flâner et faire la découverte d'artistes ou d'univers nouveaux.


JC Diedrich

Les autres articles sur les librairies de Metz....
Le Seuil du Jardin
La cour des Grands

lundi 24 mai 2010

La Toscane 2010


Le voyage en Toscane en avril dernier a été une belle réussite pédagogique et humaine.

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vendredi 2 avril 2010

Le Corbusier à Briey (compte-rendu de Barbara)


L’histoire de l’Unité d’habitation de Briey

Nous nous sommes rendus mercredi 24 mars à Briey afin de visiter la Cité Radieuse bâtiment crée par l'architecte le Corbusier. A première vue nous, élèves, avons trouvé ce bâtiment assez banal "comme n'importe quelle HLM". Nous nous sommes ensuite rendus en salle de conférence au premier étage. Une femme (Véro) qui était là pour nous faire découvrir le bâtiment était très intéressante et a réussi à nous captiver durant toutes ses explications. En effet, le projet de le Corbusier, qui s'appelait en réalité Charles Édouard Jeanneret, était de proposer un village à la verticale qui formerait une sorte de communauté. Il était en avance sur son temps. Cinq bâtiments de ce type ont été construits par le Corbusier : à Marseille, près de Nantes, dans la banlieue de Lyon, à Berlin et à Briey. Cependant seule La Cité Radieuse de Marseille a le droit de porter ce nom, il lui a été donné par le Corbusier lui même. Les 4 autres bâtiments sont appelés "unités d'habitation".

Deux éléments sont indispensables pour Le Corbusier : la présence de la nature et l'importance de la lumière. Il décide d'utiliser de nouveaux matériaux, le béton surtout, le verre (avec de grandes baies vitrées), ce qui fait de ses constructions, la pointe de la modernité.

L'unité d'habitation de Briey a vu le jour grâce à un jeu de relations. Dans les années 50, le maire et le conseiller général de Briey souhaitent augmenter leur population qui est la plus faible de toutes les villes qui l'entoure. Ils demandent donc à un architecte qui leur recommande le Corbusier. Ce dernier est ravi de pouvoir construire un bâtiment au milieu d'une forêt. L'architecte pense même que ce sera la plus belle de ses réalisations. Le bâtiment est construit sous profil HLM, son budget est donc réduit. Mais ce projet ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique locale qui s’inquiète de la population nouvelle ( étrangère !) que l’unité d’habitation pourrait attirer. Quelques semaines après le début des travaux, le conseil municipal à l’origine du projet est battu aux élections; c'est un parti hostile qui va alors mettre des bâtons dans les roues de l'architecte. C'est d'ailleurs à cause de ces politiciens que la Cité Radieuse de Briey ne possédera ni école sur le toit, ni commerce. Malgré l’hostilité qu’elle suscite, l’unité d'habitation ouvre ses portes en 1961 et est habitée par une soixantaine de familles américaines, des ouvriers miniers, des pieds noirs relogés mais aussi des juges et des avocats. Les habitants découvrent de nouvelles cultures au fil des années. La cité Radieuse de Briey va ensuite décliner à partir de 1966, les militaires américains suite à la remise en cause du traité de l'OTAN par De Gaulle, doivent déménager. Quelques années plus tard, les premières usines sidérurgiques doivent fermer.

L’augmentation des charges (du fait du 1er choc pétrolier) incite l’office des HLM à ne plus entretenir le bâtiment. Il est déserté malgré quelques irréductibles qui resteront jusqu’à la fin. En 1983 la fermeture est prononcée et les derniers locataires sont expulsés. L'idée de détruire cet immense vaisseau de béton est alors envisagé. Mais une mobilisation des anciens locataires, la presse et des architectes du monde entier trouvent révoltant qu'une œuvre de le Corbusier puisse être détruite. En 1987, l'hôpital recherche un bâtiment pour son école d'infirmière et la municipalité vend la cité radieuse pour 1 franc symbolique à l'hôpital qui va ensuite revendre une bonne partie de l'édifice à un promoteur. C'est la renaissance cette unité d'habitation.




La visite

Nous nous sommes ensuite rendus dans le couloir du 1er étage qui est appelé « La Rue » par sa largeur. Le sol est mou (en bulgomme) afin d'atténuer les bruits de pas des habitants. Il recouvre l'ensemble du bâtiment : dans le couloir il est gris pour rappeler la couleur d'une rue et dans les appartements, il est plutôt coloré. De plus, on a pu remarquer que les plafonds étaient assez bas, à 2,26 mètres. Le Corbusier les a crée ainsi afin de pouvoir utiliser la technique du modulor, c'est aussi un gain de place qui permet une économie de chauffage par exemple. De plus, les portes des appartements sont toutes colorées : le Corbusier avant de devenir architecte souhaitait être peintre c'est pourquoi il donnait une telle importance à la couleur dans ses réalisations. Le peu de lumière présente dans cette « rue » avait pour but de déstresser les habitants après une dure journée de travail. Cependant ceux-ci laissaient souvent leur porte d'entrée ouverte afin d'éclairer plus la rue qui était un véritable lieu de rencontre pour les habitants.




Les appartements sont quant à eux très lumineux, en effet sur les murs donnant vers l'extérieur on trouve de grande baies vitrés avec pour un étage, deux balcons. Les appartements sont tous disposés selon le même plan, en duplex: ils sont sur deux étages avec une pièce où se trouve la porte d'entrée qui donne sur la rue et soit un étage en haut soit un en bas qui correspond à toute la largeur du bâtiment. A coté de la porte d'entrée se trouve une ouverture qui été prévu initialement pour le courrier ou les livraisons mais qui servira d'entrée de secours pour les enfants qui aurait oublié leur clé. Gauthier a d'ailleurs testé ce passage !


Le mobilier de cet appartement, resté plus au moins comme au temps de son ouverture, nous a fait plonger dans les années 60. Au niveau des baies vitrées le Corbusier avait même pensé à créer un système de ventilation qui permettait de réguler l'aération des pièces. Les balcons sont inclinés de façon à ce qu'une personne penchée sur celui-ci puisse voir jusqu'au pied du bâtiment mais sans craindre d'être vue grâce au quadrillage. Les chambres sont assez grandes et lumineuses. Celles prévues pour les enfants sont particulières. En effet, un mur coulissant les sépare en deux afin de pouvoir permettre aux enfants de s'isoler ou au contraire d'avoir un plus grand espace de jeu. De plus, tous ces appartements ont une salle de bain ce qui était un signe de grand luxe dans les années 60.
Au final, et après avoir découvert la Cité Radieuse quelques peu rénovée nous sommes tous tombés d'accord : la Cité Radieuse de Briey n'est pas une HLM comme les autres.

Barbara Rubino